Des formations en langues pour tous

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Le marché des formations en langues évolue. Désormais, tous les salariés sont potentiellement concernés par cet apprentissage. Retour sur les priorités affichées par les entreprises en la matière.

Fini le temps où les seuls managers accédaient aux formations en langues. « Le marché change, confirme Alan Nobili directeur général de dp Speexx France. Désormais, les entreprises entendent améliorer la communication en interne, le travail d’équipe. Il y a quelques années, les formations en langues devaient permettre de mieux vendre à l’international, de conquérir de nouveaux marchés. Ce n’est désormais plus le seul objectif. » Tous les salariés sont donc concernés, « notamment les assistantes, les RH, les commerciaux, les techniciens, les ingénieurs », selon Karine Binet, directrice générale de l’organisme UniV formations. Un marché sur lequel il peut être parfois difficile de s’y retrouver, tellement les organismes de formation sont nombreux. Pour Alan Nobili, il existe deux grands types d’approches : des organismes plutôt à échelle locale et qui appuient leur développement sur des relations locales avec une offre orientée essentiellement sur le présentiel, et des organismes qui travaillent sur la gestion de dispositifs nationaux ou globaux, avec une offre de formation plus riche en e-learning.

E-learning, blended et présentiel

Sur la question du e-learning, justement, les avis sont partagés. « Chez UniV formations, nous privilégions vraiment le présentiel, avec une offre de formation qui sera fonction du profil de l’apprenant. Nous proposons autant de modes d’apprentissage qu’il existe de stagiaires, note Karine Binet. Nous privilégions l’oral, les échanges autour de thématiques métiers, avec des jeux de rôle, des simulations etc. » Elle reprend : « Le e-learning tend à développer des réflexes, des automatismes via des exercices plutôt répétitifs ; l’apprenant ne sait pas toujours pourquoi son expression est juste ou nonLa formule peut être adaptée et intéressante mais en complément du présentiel, et pour des personnes qui maîtrisent déjà un peu la langue. »
Alan Nobili reconnaît que l’apprentissage par téléphone, par exemple, n’est pas adapté pour un niveau débutant. En revanche, celui-ci croît fermement en la valeur ajoutée des formations blended. Il explique : « Nous organisons des parcours en ligne avec du tutorat, des classes virtuelles, des cours par téléphone, des supports sur mobiles… De cette façon, lorsque l’apprenant se retrouve en face à face, le formateur capitalise sur le travail effectué en amont en e-learning. »

30 à 40 heures en moyenne

Côté temps de formation, nos deux interlocuteurs s’accordent sur une durée moyenne comprise entre 30 et 40 heures par stagiaire, rarement moins de 20 heures et parfois des formations qui peuvent aller jusqu’à 80 heures. « Tout dépend, du niveau du stagiaire, de ses besoins, des objectifs de l’entreprise ou encore de l’assiduité de l’apprenant », commente Karine Binet. Alan Nobili ajoute : « C’est une caractéristique très française que d’évaluer une formation à sa durée plutôt qu’à l’acquisition ou au développements de compétences. De notre côté, nous proposons trois évaluations : une en amont de la formation – pour placer l’apprenant dans un parcours -, une à mi-parcours – pour permettre à l’apprenant et à l’équipe de voir la progression – et une en fin de formation. » Reste, pour choisir on organisme de formation en langues, à prendre le temps de communiquer avec l’organisme. « Le relationnel est primordial. Il ne faut pas hésiter à décrocher son téléphone, à nouer contact avec l’organisme et pourquoi pas, se déplacer. Nous vendons de la matière grise et traitons de l’humain (langues vivantes), il est important d’échanger en amont sur les besoins, le but, le niveau (via un test) et le contexte du potentiel stagiaire, les objectifs de son entreprise », conclut Karine Binet.

Brice Ancelin

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