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TPE-PME : un budget formation limité

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L’enquête Agefos PME - Ipsos "Perspectives 2010 : emploi et formation dans les TPE-PME" dresse le portrait d’entreprises volontaristes en matière de formation, mais avec un budget limité au minimum légal, notamment par la crise.

- « Globalement, 70 % des entreprises ont limité leur budget formation à l’obligation légale », soulignent les auteurs de l’étude menée par Agefos PME et Ipsos. Un budget qui se veut relativement identique à l’année précédente. Près d’un quart (23 %) annoncent néanmoins un budget plutôt supérieur, voire très supérieur à 2009. De leur côté, « les dirigeants de TPE sont les plus susceptibles de revoir à la baisse leur budget de formation », précisent les auteurs.
Crise oblige, une grande majorité des TPE-PME (62 %) mise avant tout sur les formations obligatoires (comme les formations à la sécurité), ainsi que sur les formations en qualité (51 %) et en technique (50 %). Et ce, loin devant les formations transverses comme le management et les ressources humaines (15 %) ou le marketing et la vente (27 %).
Première motivation du recours à la formation, l’évolution des métiers (34 %), devant celle du marché (23 %) et l’organisation du travail (21 %). Les principaux freins, quant à eux, résident dans le manque de temps (64 %), le financement (31 %) et la complexité des dispositifs de formation (26 %).
Un DIF qui monte
- Qui dit budget cantonné au minimum légal ne dit pas pour autant absence de formation. « Les TPE-PME ont ainsi] intensifié leur politique d’information auprès des salariés », notent les auteurs. Pas moins de 61 % des entreprises indiquent communiquer sur le nombre d’heures acquises au titre du DIF. Un chiffre en progression au sein des TPE, comme des PME.
Les actions d’information autour des autres dispositifs restent relativement stables. C’est notamment le cas pour la période de professionnalisation (57 %) ou la VAE (38 %) ; malgré des disparités entre TPE et PME.
Conséquence directe de ces actions, les demandes de DIF sont en progression dans les TPE (17 % contre 13 % en 2008), ainsi que les demandes de période de professionnalisation (22 % contre 16 %).
Un bilan annuel formation
- Dans un contexte de ralentissement économique, « la proportion de TPE-PME qui affirment disposer aujourd’hui des compétences nécessaires à leur activité s’élève à 77 %, soit une croissance de 9 points par rapport à l’an passé », apprend-on à la lecture de l’enquête. Les auteurs y apportent une double explication. D’abord, les TPE-PME seraient dans une phase de « consolidation de leurs compétences », après plusieurs années passées à les développer. Ensuite, elles adopteraient une position d’attentisme face à la conjoncture actuelle.
Pour consolider leurs compétences internes, plus d’une entreprise sur deux (51 %) proposent un bilan annuel de formation. Un chiffre tiré vers le haut par les plus grandes PME (200 à 499 salariés).
Ce bilan annuel est l’occasion d’échanger avec le salarié sur l’évolution de son activité (71 %), sur ses objectifs à venir (61 %) et sur sa performance dans le cadre de son travail (57 %). Suivent les souhaits de formation des salariés au regard de leur parcours professionnel (52 %). Sachant que 71 % de ces entreprises permettent à leurs salariés d’avoir un entretien spécifique sur leur parcours de formation.
Un manque d’information
- En dernier lieu, l’enquête révèle que les TPE-PME gagneraient à mieux connaître les dispositifs utilisés pour faire face à la crise. Les TPE-PME ne sont ainsi que 32 % à les connaître. Premier levier avancé : le soutien financier ou indirect de l’état (30 %), suivi des aides à l’embauche (21 %) ou encore de la stratégie RH (chômage partiel, aménagement du travail)…
La formation est également citée par 26 % des entreprises comme levier pertinent face à la crise et 20 % d’entre elles souhaitent « bénéficier de conseils pour mieux utiliser les dispositifs de formation et d’emploi », rappellent les auteurs.
Côté « acteurs incontournables en temps de crise », l’expert-comptable est cité par 47 % des entreprises, devant la banque (31 %). Si les Opca ne sont cités que par 9 % des entreprises interrogées, près de la moitié des plus grosses PME (200 à 499 salariés) les évoquent. Une tendance qui pourrait bien se généraliser auprès des plus petites structures avec la réforme de la formation professionnelle en cours.
Brice Ancelin

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